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Publié le par Mélusine SANTINA et Luigi MANATA

 

Oh ! Luigi, Luigi, tu souffres ? Tu souffres et tu réfléchis à ne plus pouvoir parler ?

 

Oh ! Je suis vraiment désolée. Que j'aimerais pouvoir faire quelque chose pour alléger tout cela ! Mais, je sais que c'est impossible. Et je suis sûre qu'après ce chemin que tu parcours seul, tu trouveras quelque chose de génial pour toi. Quelque chose qui va naître en toi. Tu sais tout ça bien sûr, mais j'ai envie de te le dire.

Alors, je suis désolée de voir ta souffrance, mais en même temps, je trouve que c'est si plein d'espoir pour toi (Note de l'auteur : je n'ai rien lu là-dessus, j'ai juste expérimenté).

 

Pour la cadence de nos lettres, c'est OK. Nous sommes libres, je n'attends rien de toi. Pourquoi ne pas mettre en route cette liberté dont nous avons envie tous les deux ? C'est le moment.

 

Tu m'as déjà beaucoup donné par tes messages. Je n'ai rien demandé et j'ai beaucoup reçu. Alors, devant cette précieuse rareté, j'ai tout pris (humour, réflexions intéressantes, gentillesse, ...) et tout est dans ma poche.

 
Comment pouvons-nous procéder ? Que veux-tu ?

Que je continue à écrire souvent (si j'ai envie bien entendu) avec ou sans réponse de ta part ?

Que j'attende quelques jours avant de te répondre ?
Ou autre à proposer...
 

Voilà. Mon cher ami je te quitte et bien que j'aie encore posé des questions, sache que je n'attends jamais et n'ai jamais attendu de réponse. La réponse si elle vient est un cadeau supplémentaire pour moi, c'est tout. Et si tu n'as pas envie ou que tu ne peux pas parler, eh bien ne pas parler est un cadeau aussi pour moi.

 

Je ne sais pas où ira notre relation, ni combien elle durera. Mais je tiens à ce que tant qu'elle existe, et même après d'ailleurs, elle soit pleine de respect et de liberté entre chacun de nous et pour chacun de nous.

 
Gros bisous,
 
Mélusine
 
08 / 08 - 22 : 41 - Merci à Dieu d'avoir inventé le gigot...
 
Tout est OK.
 
Je suis claqué.
 
C'est juste pour les bisous du soir.
 
Luigi
 
09 / 08 - 12 : 30 - Et Dieu créa le piano
 
Coucou,
 

Ça va ? Merci pour tes bisous du soir. Très agréables.

 

Aujourd'hui j'ai recontacté ma prof de piano. Voilà 10 ans que je ne l'avais plus rencontrée. Grandes retrouvailles pleines de joie de nous revoir. Je recommence jeudi les cours et je suis excitée comme une puce.

 
Je te souhaite une super journée et
 
Je t'embrasse,
 
Mélusine
 
09 / 08 - 23 : 29
 
Salut Luigi,
 

Ce soir j'ai du vague à l'âme. Beaucoup de vague à l'âme. Et pas mal de raisons dans la journée pour cela.

 

Bon, alors je fais du bricolage et notamment de l'enduit. Tu sembles bricoleur et tu m'as déjà donné des conseils alors, connaîtrais-tu une façon d'éviter des grumeaux dans un enduit ?

 

Je vais te parler un petit peu des mathématiques et de ma passion des maths.

La matière que je préfère et la seule que j'ai vraiment travaillée c'est la topologie. Les autres parties des mathématiques m'intéressent aussi, et surtout la géométrie ou le calcul différentiel. Je les ai toutes étudiées mais la topo, c'était vraiment ma partie.

Se trouver dans des mondes comment dire si différents de la réalité et rechercher des propriétés cela m'a toujours passionnée. Tout ce que l'on a appris avant ne peut pas servir et il faut même se défaire de certains automatismes pour arriver à comprendre ces mondes.

Les statistiques et les probabilités sont moins intéressantes, mais cela me permet d'avoir un métier. Et j'aime bien aussi. Mais ce n'est pas ma passion loin de là. Moi aussi les lois de Poisson, Normale, log-normale, chi2 et j'en passe m'ont rebutée au début. Mais maintenant, je travaille ou je vais travailler avec. Et j'aime bien.

Je n'ai cependant pas encore accepté le manque de rigueur qu'il y a en actuariat dans la façon de poser les hypothèses et dans la façon d'appliquer des théorèmes de mathématique sans vérifier que l'on est bien dans le contexte de ces théorèmes. Je cherche une autre façon de procéder.

 

J'aurais pu continuer en faisant de la recherche, mais à 22 ans mon état psychologique ne m'a pas permis de continuer. J'étais trop dans l'abstrait. Et je crois aujourd'hui que je dois aller et rester dans le concret. C'est ce qui me sauve.

 

Les maths, j'ai commencé très jeune. Mes parents s'amusaient avec moi. Ils me donnaient des problèmes et je les faisais sans avoir appris à l'école. Et puis après j'ai raflé tous les prix quand il y en avait. Et puis j'ai stoppé.

 

Voilà, je suis contente d'avoir passé un moment avec toi,

Je te quitte et te souhaite de faire les rêves que tu désires.

 
Je t'embrasse,
 
Mélusine

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