23/09 - 16 : 05 - En constat : ma déclaration très confidentielle !

Publié le par Mélusine SANTINA et Luigi MANATA

Bonjour Luigi,

 

Quel doux week-end. Jeannette et Marius sont des personnes qui me plaisent beaucoup beaucoup.

J'ai, tout de suite été attirée par cette gentillesse et cette intelligence qui émanent d'eux. J'ai rarement des attirances de cœur pour des personnes que je rencontre pour la première fois. Mais ils ont déclenché cela en moi et presque tout de suite.

 

Alors, merci de me les avoir fait connaître. Et j'aime aussi vos relations et cet amour et cette grande entente entre vous. J'aime beaucoup voir qu'ils t'aiment à ce point. Et toi tu sembles leur rendre au centuple.

C'est beau à voir.

 

Si tu aimes mon interprétation au piano, prends garde, prends garde à toi.... Car il est possible que j'en joue un peu plus la prochaine fois....

J'écouterai le morceau ce soir sur l'ordinateur. Super, car j'avais envie et besoin d'écouter cette musique jouée par quelqu'un d'autre que moi. Et mon lecteur de CD est en panne.

 

Oui, j'ai toujours le CD de Windows 98 dans mon sac. Je l'y laisse. Ainsi, la prochaine fois que nous nous voyons, tu sauras que l'affaire est dans le sac. Il suffira d'y penser...

 

Luigi, je ne peux continuer à te parler, sans parler d'une chose qui me tient à cœur depuis quelques temps. La plupart du temps, j'essaye de l'ignorer, je passe à côté en jetant juste un coup d'œil : un peu comme Cagna quand elle te regardait à votre première rencontre. Mais..., je constate.

 

Il y a dans mon cœur une grande et nouvelle douceur. Il y a des sentiments très doux pour toi. Tu es devenu plus que mon ami.

 

Et même si tu penses que physiquement j'ai des blocages et si je te suis (malgré les peurs horrifiantes que cela provoque en moi) sur ce chemin, j'adore être dans tes bras. Et j'adore quand toi tu prends du plaisir…

 

En constat, je crois qu'une lueur s'est allumée en moi et ne cesse de grandir depuis et devient une lumière qui m'inonde. Et c'est parce que tu existes. Et c'est parce que tu es tel que tu es.

 

Monsieur, je suis complètement séduite par vous et vous remplissez mes pensées.

 

Je t'embrasse et je t'envoie mille douceurs,

 

Mélusine (qui se planque derrière son ordinateur).

 

23/09 - 18 : 31 - Mais...

 

C'est sûr que c'est plus que de l'amitié pour moi aussi... Mais j'ai plusieurs "mais"...

 

Quand je te dis que j'explore quelle est la nature de mon désir pour toi, c'est que je ne voudrais pas me tromper ou/et t'illusionner sur l'avenir.

 

J'ai encore des doutes en moi... Je ne sais pas comment te dire les choses sans te blesser (car tu ne le mérites pas et tu n'as, en plus, vraiment pas besoin de ça) ou sans que tu le prennes pour toi ; mais on s'est dit que nous serions honnêtes l'un envers l'autre, alors, au risque que tu ne te fasses du mal pour rien, je ressens la nécessité de respecter cet engagement.

 

J'aime ton âme, ton esprit, ton cœur, ta sensibilité, comme jamais ça ne m'est arrivé avec une autre femme, "mais" je n'ai pas eu le "tilt" physique, l'attirance charnelle... Je sais bien intellectuellement que je suis dans une illusion, que je poursuis des chimères, que je ne peux rien vouloir de mieux que toi, que le corps c'est l'éphémère, "mais" j'ai en moi un sentiment qui me gêne ou plutôt cette absence de sentiment.

Cette "attirance" physique m'a fait tout accepter, tout dépasser avec Hestia, rien qu'en regardant ses yeux... Je crois que c'est tant mieux que je n'en sois plus là, mais je ne sais pas si je saurais aller au delà, pour arriver à t'aimer telle que tu es et pour ce que tu es, physique inclus. Mes fantasmes ont la vie dure... Mais je me soigne, ce qui n'est pas forcément une garantie pour toi...

 

Pour comble, hier quand tu jouais magnifiquement et avec tant de sensibilité cette nocturne de Chopin, j'ai été terrassé par une tristesse infinie. Je te l'avoue, je pensais à Hestia, au gâchis de notre relation passée et à tous les instants heureux que nous avons vécus dans cette maison. Tous ces moments me sont revenus en force, avec un (très) douloureux sentiment d'inachevé, de mélancolie, un insupportable goût d'amertume. Il faudrait pouvoir changer complètement de vie à chaque deuil amoureux : un autre métier, une autre ville, de nouveaux amis(es), ... pour ne jamais avoir à repasser dans les sentiers qui rappellent l'autre qui n'est plus là avec soi.

J'ai mis 6 ans pour pouvoir retourner en Italie aux endroits où j'ai été heureux avec mon frère, pour pouvoir accepter la douleur de son absence, pour pouvoir m'autoriser à vivre autre chose ; j'espère seulement que mon temps de deuil sera plus court avec Hestia...

 

Voilà tu sais tout... Et n'en profite pas pour te faire du mal avec ça ou pour avoir peur. Laissons du temps au temps ("le temps c'est de l'amour"), nous verrons bien. Et mon psy aussi que je vois tout à l'heure.

 

Je t'embrasse fort.

 

Luigi

 

PS : je t'envoie une nouvelle version de la "nocturne" (parmi 3 trouvées sur le web), tu verras la différence d'interprétation est saisissante, par rapport à la première que j'ai t'ai envoyée. La première semble interprétée par un adepte des élans wagnérien (et dénature à mon avis totalement l'âme du morceau), alors que celle que je te joins est, toujours à mon avis, plus proche de ton interprétation et de la "vérité" de cette tranche de vie.

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